Une traduction réussie

Bonjour,

En traduction, comme en cuisine, les ingrédients ne suffisent pas à l’élaboration d’un bon plat ! Des ingrédients mal choisis, et mal cuisinés, ne donnent pas un résultat satisfaisant.

eloge de la trahison

Je viens de lire « Éloge de la trahison », de Sylvie Durastanti, traductrice de William Burroughs, Virginia Woolf, Clarice Lispector, et traductrice d’opéras.
J’ai relevé des idées fort intéressantes dans cet essai sur la traduction littéraire, qui s’appliquent également à la traduction non littéraire.

La traduction est une aventure, une véritable découverte. Comme Sylvie Durastanti le souligne, « afin de traduire, sans doute vaut-il mieux savoir lire ».
Effectivement, avant de traduire un texte, il faut non seulement bien le lire, mais surtout le comprendre.
Une fois le texte à traduire lu, la traduction se construit petit à petit, bien souvent non sans difficultés.
Avant de parvenir à une nouvelle version de ce texte, dans une autre langue, il faut passer par un état parfois vague et imprécis, que l’on pourrait nommer « l’entre-deux-langues ».
D’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre, « la réalité des choses impose la multiplication ou la raréfaction de certains termes ». Par exemple les Eskimos ont un vocabulaire très riche en ce qui concerne la neige ou la glace. À contrario, il n’égale pas celui des touaregs pour décrire les sables.

La traduction peut être complexe, et il arrive que le traducteur, dans son travail solitaire, empli de doute, ait besoin de faire une halte, et de prendre un peu de recul avant de reprendre son travail de traduction.

Sylvie Durastanti compare le traducteur à un agent double, qui se retrouve souvent dans des situations embarrassantes, pris entre deux cultures.
En effet, comme je l’ai déjà souligné dans de précédents articles, la traduction ne se limite pas à remplacer un mot par un autre. C’est beaucoup plus subtile que ça !
Le traducteur doit également parvenir à rendre le ton que l’auteur a voulu donner.
En outre, la tâche est très délicate lorsqu’il se trouve confronté à une notion qui n’existe pas dans la langue et le pays vers lesquels la traduction est destinée.

La traduction devient-elle alors impossible ?
D’une langue à l’autre, les termes, les constructions de phrases, l’accentuation, varient.
Il ne peut être de traduction mot à mot, le traducteur va alors donner naissance à un nouveau texte, dans une autre langue.
Cette tâche est d’autant plus difficile en traduction littéraire. Une fois que le traducteur a décripté les secrets du texte et de l’auteur, il essaie de recomposer ces phrases avec toute leur valeur littéraire, mais comme écrit Sylvie Durastanti : « il n’est pas toujours possible de recréer l’original avec toutes ses originalités … il s’avère parfois nécessaire d’en créer d’autres. »

Dans cette opération délicate qu’est la traduction, il est fondamental de penser avant tout au lecteur, qui est le destinataire du texte traduit. C’est pourquoi le traducteur doit également jouer le rôle du premier lecteur, et devenir son principal critique.

Alexandra

Traduction français – espagnol . Traduction espagnol – français
Interprétariat
Formation espagnol . français langue étrangère (FLE)

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