Séverine Paolozzi – Traductrice anglais et espagnol vers le français – Article invité 09/2015

Bonjour,

Dans l’article invité de ce mois-ci, nous découvrons le profil de Séverine Paolozzi, traductrice rencontrée il y a quelques mois lors d’une réunion de traducteurs à Nantes.

NOM : Séverine Paolozzi
PROFESSION : Traductrice
LANGUES DE TRAVAIL : Anglais et espagnol vers le français
LIEU(X) DE RESIDENCE ET DE TRAVAIL : domicile : Nort-sur-Erdre (44), bureau : Grandchamp-des-Fontaines (44)

Quels types de travaux réalises-tu et qui sont tes clients ?
Je traduis et relis des documents techniques, de formation ou d’aide à l’utilisation de logiciels, des modes opératoires normalisés.
Mes clients sont des agences de traduction et des clients directs, principalement dans le secteur de la défense, des voyages d’affaires, et du matériel de laboratoire ou médical.

Séverine Paolozzi

Décris-nous brièvement une journée de travail.

[lancement de la journée – 3 enfants – avec une certaine inertie… dépose-minute des enfants devant leur école respective]

Une fois arrivée au bureau, je retrouve les collègues ou plutôt les « colocataires » de l’hôtel d’entreprises où se trouve mon bureau. Nous partageons un café, c’est un rituel qui nous permet d’échanger sur nos projets en cours et sur l’actualité, nous commentons le quotidien local.

Ma journée de travail est remplie d’activités multiples :
– relecture de la traduction faite la veille, ou traduction en cours
– relance/prise de nouvelles des clients
– projets de site web/page Facebook,
– lecture des revues (Traduire) et newsletters (Le Monde informatique, Voyages d’Affaires),
– collaboration et entre-aide avec les jeunes entreprises voisines (aux activités toutes différentes), et échanges sur leurs éventuels besoins en traduction,
– visites chez mon prestataire pour la maintenance de mon PC dans le bourg voisin
– j’ai commencé récemment à faire des listes ! Je crée mes propres listes de mots qui se rapportent tous à un thème précis, en français, anglais et espagnol. Ainsi j’exerce ma mémoire. Je m’arrête sur les mots peu utilisés, injustement désuets, sur leur consonance et leur étymologie.

Je déjeune avec mes collègues, dans la cuisine commune. Comme l’hôtel d’entreprises se trouve côté campagne, à 30 minutes de Nantes, dans un parc d’activités, il n’y a pas de magasin ni de café à proximité. Il est très rare que je déjeune seule.

Je quitte le bureau vers 17h30 pour aller chercher mes enfants à l’école et au collège, et parfois les courses. Retour à la maison, trajets en voiture pour les accompagner à leurs activités, devoirs, dîner, coucher.

Et hop, c’est reparti, il est 21 h, je me remets souvent au travail pour quelques heures …

Qu’aimes-tu dans ta profession ?

Le fait de traduire me plaît énormément, j’aime les langues, le français, la réflexion, la recherche. C’est à la fois un jeu et un casse-tête.

Après une bonne quinzaine d’années comme traductrice salariée, être à mon compte me plaît beaucoup.

Et surtout, j’aime être indépendante tout en étant installée dans un hôtel d’entreprises. C’est un lieu de rencontres et d’échanges, très enrichissant ! Il héberge de jeunes entrepreneurs et artisans de tous horizons : agriculteur, graphiste, géomètre, bureau d’étude en électricité, vendeur de ukulélés, etc. L’ambiance est toujours à la bonne humeur !

Cette diversité ouvre des horizons, nous ne vivons pas dans une bulle. Côtoyer des entrepreneurs de profils différents aide à prendre du recul et à avoir un œil critique sur le monde du travail et sur sa propre activité. Et en multipliant les contacts, je gagne des clients !

Je souhaite que ce genre de lieu de travail se multiplie, car il permettrait à de nombreux traducteurs, installés en milieu rural, de ne pas rester isolés.

Que n’aimes-tu pas ?

La sédentarité devant mon poste. J’aime bouger ! Sans parler de l’effet de l’ordinateur sur les yeux, une vraie catastrophe… Comme je dois tabler sur une retraite au plus tôt à 67 ans, il est essentiel pour moi de préserver son capital travail, c’est-à-dire soi-même. Je compense en pratiquant en club la natation, la course à pied, la marche nordique, la semaine et le week-end, toute l’année.

Depuis quand exerces-tu ?

Depuis que je suis diplômée de l’ISIT, en 1994. J’ai fait trois courtes pauses pour mes enfants. J’ai travaillé en tant que salariée dans des entreprises jusqu’en 2010, le plus souvent en CDD, le temps que le projet de traduction aboutisse.

J’ai aussi eu des petites périodes de chômage, ayant changé plusieurs fois de région : Paris, Toulon, Sète, Paris, et maintenant Nantes, où je me suis finalement installée à mon compte il y a 5 ans. Mais j’espère voir encore du pays et pourquoi pas un jour changer de métier …

Cette activité professionnelle correspond-elle à tes études initiales ?

Oui, puisqu’après une année en lettres supérieures et une licence LEA, j’ai étudié à l’ISIT à Paris dans la section Traduction-Terminologie.

Quel est ton parcours professionnel ? Pourquoi es-tu devenue traductrice ?

Je suis devenue traductrice grâce à un professeur de LEA qui m’a conseillé, en licence, de tenter le concours d’admission parallèle de l’ISIT. Et je l’ai réussi !

Ensuite, tout s’est enchaîné très vite : étudiante, j’ai représenté mon école sur le salon Expolangues à Paris. C’est à cette occasion que j’ai trouvé mon stage de fin d’études dans une agence de l’OTAN en banlieue parisienne.

Mon diplôme en poche, j’ai trouvé un poste immédiatement dans le secteur de la défense (dans le sillage de mon stage-école), chez GIAT Industries.

Un plan social se profilant et la pérennité de mon poste n’étant pas garantie, je suis partie pour un poste de traductrice chez un éditeur américain de logiciels.

À la suite d’une délocalisation aux États-Unis, j’ai dû me mettre de nouveau à la recherche d’un poste de traductrice. Après quelques missions intérim à Paris, en traduction, j’ai été embauchée à Toulon dans une société de formation et de conseil pour la marine, toujours à un poste de traductrice. Au bout d’un an, j’ai quitté mon poste pour me marier et vivre à Sète.

À Sète, j’ai tenté de me mettre à mon compte et en même temps d’avoir un bébé, ce qui n’a pas été chose facile. Donc priorité a été donnée au bébé et j’ai arrêté toutes mes démarches.

Deux mois après la naissance de mon premier enfant, nous sommes revenus à Paris, car mon mari y avait trouvé un nouveau poste. Dans les jours qui ont suivi l’emménagement, j’ai démarré un nouveau poste de traductrice pour remplacer une amie en congé maternité, dans un cabinet de traduction. J’ai finalement été embauchée en CDI.

À la suite de la mutation professionnelle de mon mari, je suis arrivée à Nantes, où j’ai trouvé un emploi de rédactrice technique chez Toyota Industrial Equipement. C’était très technique : je travaillais au sein du bureau d’études et je ne traduisais pas. Je rédigeais en anglais des catalogues de pièces rechanges et des manuels de l’opérateur.

À la faveur d’un plan social chez Toyota, j’ai quitté l’entreprise pour m’installer à mon compte.

Pour davantage d’informations sur le profil de Séverine Paolozzi, je vous invite à visiter son profil Linkedin.

Alexandra

Traduction français-espagnol / espagnol-français / anglais-français.
Interprétariat français espagnol.
Formation espagnol. Formation français langue étrangère.
Cours sur site ou à distance, via Skype.

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