Abdallah Ali Kheffafa – Traducteur arabe français – Article invité 02/2015

Bonjour,

Pour cet article invité du mois de février, je suis ravie de vous présenter notre PREMIER TRADUCTEUR INTERPRÈTE ! Les métiers liés à la traduction sont majoritairement exercés par des femmes, mais il y a également des hommes traducteurs et interprètes !
Je vous propose de découvrir le profil d’Abdallah Ali KHEFFAFA, aussi intéressant qu’atypique !

NOM : Abdallah Ali KHEFFAFA
PROFESSION : Traducteur interprète assermenté, expert près les tribunaux
LANGUES DE TRAVAIL : Arabe Français (dans les deux combinaisons)
LIEU DE RESIDENCE ET DE TRAVAIL : Grenoble

Quels types de travaux réalisez-vous et qui sont vos clients ?
Alif Traductions
Mon activité se décline en deux volets :
la traduction et l’interprétariat.

La traduction
Je réalise des traductions de documents officiels juridiques et commerciaux, rédigés en langue arabe ou française, dans les deux combinaisons.

Mes clients sont :
– des entreprises qui entretiennent des relations économiques avec les pays arabes, qui soumissionnent à des appels d’offre, qui y ouvrent directement des partenariats ou des succursales, ou qui y exportent
– ponctuellement des agences de traduction qui font appel à des ressources externes
– des particuliers installés en France ou qui s’installent : essentiellement des diplômes, des jugements et actes notariés et autres documents d’état civil …
– des particuliers qui s’expatrient vers des pays du golfe
– des cabinets d’avocats et études d’huissiers de justice (assignations, significations de décisions rendues …)
– tribunaux : commissions rogatoires internationales, significations de décisions …

L’interprétariat
J’assure des vacations pour les autorités judiciaires et administratives (Tribunaux civils, correctionnels et cour d’assises) ; préfectures et mairies.
Il m’arrive également, mais plus rarement, d’accompagner des particuliers pour l’examen du code de la route.

Décrivez-nous brièvement une journée de travail.

Aucune journée de travail ne ressemble à une autre, c’est le côté agréable et varié du métier.
Mais il y a cependant un rituel immuable, à savoir : je commence ma journée par relever mes courriels et y répondre. Ensuite je termine le travail entrepris la veille quand il y a lieu ou alors je parcours la presse locale et nationale. Lors des temps creux je lis régulièrement des livres, au format PDF, qui sont introuvables dans les librairies en France parce que édités, soit dans des pays anglo-saxons soit dans des pays arabes. La lecture est en effet ma seconde passion et pas seulement parce qu’elle permet d’entretenir mes connaissances linguistiques. On a vite fait de perdre une langue qu’on ne pratique pas ou peu. (Je peux lire dans quatre langues).

Qu’aimez-vous dans votre profession ?

La diversité et la variété des situations, que ce soit des documents ou des procédures judiciaires. Il m’arrive souvent de vivre des moments très forts que le secret professionnel m’interdit d’évoquer ici.

Que n’aimez-vous pas ?

Il s’agit moins d’un désamour que d’un inconvénient : le côté théorique de mes horaires d’ouverture, car les réquisitions judiciaires peuvent “tomber” à tout moment et il faut y répondre sans délai.
Seules les vacations auprès des tribunaux peuvent être prévues à l’avance. Celles auprès des enquêteurs judiciaires (police nationale, gendarmerie nationale) s’effectuent en majorité au pied levé.

Les délais de paiement des tribunaux. Au début de mon activité je recevais mon indemnité à la fin de l’audience, donc le jour même de la vacation. Actuellement, il faut deux ou trois ans, voire plus pour les percevoir, y compris lorsque les missions nécessitent des déplacements de longues distances avec mon propre véhicule et donc l’engagement des frais (carburant, frais d’autoroute, etc…). Les experts judiciaires se retrouvent ainsi à financer le fonctionnement de la justice.

Un autre problème, inhérent à la langue arabe celui-là : il s’agit de l’orthographe des noms propres en caractères latins. À titre d’exemple, j’ai recensé jusqu’à quatre, voire cinq orthographes différentes, en caractères latins, pour le prénom Mustapha, selon que le document provienne du Maghreb ou Moyen-Orient, alors que l’orthographe de ce prénom, en langue arabe, est la même dans tous les pays arabes. Cela nécessite de soumettre la traduction au client pour valider l’orthographe des noms des personnes mais aussi des lieux, et parfois de l’imprimer plusieurs fois.

Enfin, une dernière difficulté : les documents anciens manuscrits, très difficiles à déchiffrer. Ils tendent à diminuer avec l’introduction de l’informatique dans les administrations et les études notariales. Ils nécessitent beaucoup de temps et de la patience, et constituent à chaque fois, des défis à relever, même si le temps que je pourrais y passer est impossible à facturer dans son intégralité.

Depuis quand exercez-vous ?

Depuis 1983 en tant que salarié d’une association, ensuite en indépendant depuis 1989.

Cette activité professionnelle correspond-elle à vos études initiales ?

Mon parcours est relativement atypique, en ce sens que je n’ai pas fait d’études de langues à proprement parler, si ce n’est à titre accessoire et complémentaire à ma formation de base. Je voulais embrasser une carrière dans la diplomatie.

Quel est votre parcours professionnel ? Pourquoi êtes-vous devenu traducteur interprète ?

J’ai commencé ma carrière de traducteur par un job d’étudiant dans une association en charge de l’accueil et de l’insertion des immigrés. N’étant pas boursier, il me fallait travailler pour payer mes études à sciences po, qui devaient me mener vers la diplomatie.

Un autre job d’été en avait décidé autrement. C’était durant l’été 1987. Un tour opérator me sollicita pour un job de guide touristique sur l’île de Madère. Cette expérience, renouvelée durant l’été 1988, me fit découvrir qu’il existait un moyen de voyager moins protocolaire et certainement moins contraignant que la diplomatie : agent de voyages. Aussi, dès mon retour de Madère je fis l’acquisition d’un local pour y monter une agence de voyage.

Le métier d’agent de voyages étant réglementé, je n’avais pu obtenir la licence, notamment parce qu’il fallait une caution bancaire de 830 000 Francs, obstacle infranchissable pour moi qui venais juste d’entrer de plain-pied dans la vie active. Je m’étais donc retrouvé avec un local commercial sur les bras qu’il fallait exploiter, et c’est tout naturellement que l’idée d’y exercer le métier de traducteur m’était venue à l’esprit.

Pour davantage d’informations sur les prestations d’Abdallah Ali KHEFFAFA, voici le lien à son site internet : Alif Traductions.

Alexandra

Traduction français espagnol – Traduction espagnol français
Interprétariat français espagnol – Interprétariat espagnol français
Formation espagnol – Formation français langue étrangère
(sur site ou via Skype)

Traduction site

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